Tu veux voir ma Lune ?

J’aurais bien parlé d’un film sorti au cinéma mais apparemment il n’est pas sorti au cinéma, il m’a donc fallut m’équiper de mon manteau de fourrure et prendre mes chiens de traineaux pour aller le voir au Québec : Moon

Un casting au top, il y a en tout et pour tout 10 acteurs dans le film 3 qu’on ne voit que 2 minutes à la fin, 1 qui fait juste une voix (Kevin Spacey), 3 qu’on ne voit que 2 minutes éparses dans le film à travers une télévision, 2 autres je ne sais même pas à quel moment on peut les apercevoir, bref au final il n’y a qu’un acteur, Sam Rockwell.

A dire vrai je n’avais aucune espèce d’attente vis-à-vis de ce film dont je n’avais jamais entendu parler et au titre je m’attendais plus à film de Space Opéra ou un énième film avec des monstres ou créature sur une base lunaire. Au final il n’en est rien et jusqu’au milieu du film on peut se demander ce qui se passe voire même se poser des questions sur le fait qu’on va ou non comprendre le film à la fin.

Pour reprendre les termes de certains je dirais qu’il s’agit là d’un OVNI de la SF, allant à l’encontre de ce que l’on peut s’attendre à trouver dans ce genre de film. J’ai franchement adoré alors qu’il n’a pas spécialement de rythme et qu’on pourrait considérer ça comme un huis clos.

Le jeu d’acteur de Sam Rockwell est excellent ainsi que celui du robot (la voix de Kevin Spacey) et donne une vraie dimension au film. Je m’aperçoit en écrivant ces quelques lignes qu’il est très compliqué au final d’en parler sans dévoiler la trame ni faire un gros spoil qui pourrait gâcher la surprise du film.

Pour couper court à mes envies je dirais juste que j’ai adoré et que malgré un petit bémol à la fin (mais très léger) il restera un bon souvenir et surtout une belle surprise du genre.

Tu veux ma photo ?

Sous ce titre encore une fois capilotracté ce cache un grand moment de cinéma. 

Le scénario est mauvais (voire nul), le jeu d’acteur médiocre (voire inexistant) et le casting assez étonnant. Et pourtant au final :

 

Scenario : Tout le film est bourré de cliché (d’où le titre de l’article), mais poussé au maximum, on a vraiment l’impression de se retrouver au milieu d’une série allemande ou des vieux « la panthère rose » sur fond de scénario bateau ou les gentils sont de vrais gentils, les méchants de gros idiots balourds, les filles jolies et les dialogues cucu la praline.

 

Au final ça donne une histoire vraiment sympa et très accrocheuse mais qui ne laisse pas à la place au « ouais bof ». C’est le genre de film qu’on aime ou qu’on n’aime pas et sur lequel on arrivera jamais à vraiment expliquer pourquoi.

 

Jeu : Comme je le dis en intro le jeu d’acteur est médiocre…à moins qu’en fait il ne soit exceptionnel et que ce soit un vrai challenge de jouer un rôle qui ne nous est pas adapté. De faire l’idiot quand on est cantonné dans des rôles sérieux (ou qui se veulent sérieux à la base), à contrario, des acteurs comique se retrouvant à faire le méga sérieux, stéréotype du bureaucrate de base.

 

Casting : Encore une fois (et sans trop spoiler) le casting est étonnant car ceux qui font le film et qui sont généralement les têtes d’affiche ne sont au final peut-être pas ceux que l’on attend. Beaucoup d’acteurs connus relégués à des troisièmes rôles voire moins que ça et quelques apparitions (que nous n’avions pas forcément reconnu avant de voir le générique de fin).

 

En bref, challenge réussi, on a passé une très bonne soirée et je me suis pris à me poiler comme un alcoolique allant voir Evolution pendant 1h30. Il y aura même des phrases d’anthologie pour moi avec un dialogue de sourd sur une bataille entre un lion et un thon qui me fait sourire encore maintenant en écrivant ces quelques lignes.

Hiro: I did it

Qui n’a jamais rêver de changer quelque chose qu’il a fait, qu’il a dit, qu’il a vu ? J’ai beau me dire que je ne regrette rien de ma vie, quand j’y pense il y a tellement de chose que j’aurais aimé changer.

 

  • Jamais je me serais mis cette tête de bonhomme Lego dans le nez, ça m’aurait évité bien des soucis plus tard, j’aurais sûrement pas ce caillot dans les sinus qui me fait chier.
  • Je serais pas allé chercher cette balle de Jokari chez le voisin, ça m’aurais évité une cicatrice sur le ventre (heureusement qu’aujourd’hui les poils ont envahis cette zone)
  • Je me serais pas mis à fumer connement, c’est con la clope quand on y pense et ça sert vraiment à rien
  • On lui aurait pas piqué sa place de parking à ce gros con, j’aurais pas eu le tympan perforé
  • J’aurais écouté mon père quand il me disait qu’elle était con et que ça servait à rien que je reste avec cette nana qui en avait rien à foutre de ma vie, j’aurais économisé 3 ans de mon temps.
  • J’y serais allé à cet oral, peut-être aurais-je eu mon diplôme et peut-être que je ne travaillerais pas pour ce connard
  • J’aurais pas bouffé comme un con après avoir perdu tout ce poids y’a quelques années, je ressemblerais pas à une barrique aujourd’hui et aurais sûrement moins de soucis de santé
  • ….

 

Mais j’ai fait tout ça, un mal pour un bien ? Si j’avais pas fait/eu tout ça, aurais-je une femme aussi charmante que celle que j’ai, des enfants aussi beaux et adorables, des amis aussi exceptionnels, une famille merveilleuse comme la mienne ? Aucun moyen aujourd’hui de le savoir et au final, on s’en fout, tout ce qui compte c’est que cette finalité existe non ?

 

Un rappeur en ce moment a une chanson qui a soulevé beaucoup de questions dans mon esprit parfois torturé, il parle justement des voyages à travers le temps. Une des questions qu’on est en droit de se poser c’est tuerait-on Hitler si on en avait l’occasion ? Je ne demande pas spécialement de réponse ici, juste une réflexion sur cette éventualité et tout ce que ça engendrerait. Y aurait-on gagné ? Et les exemples du genre sont nombreux.

 

Le plus drôle là-dedans c’est qu’au final combien de personne liront-elles ces quelques lignes d’un mec (même pas bourré) qui arrive pas à dormir ? Bah après tout on s’en fout, on écris pour soi surtout non ? Aller je vous laisse sur ces 2 adages qui sont les miens et qui correspondent bien à l’état d’esprit du moment :

« Il n’est de meilleur école que celle de la vie »

« Ce qui ne tue pas rend plus fort »

A très bientôt pour une grande partie de mes lecteurs

Pourquoi moi Mr Cousteau ?

Dès fois je me dis que j’ai des titres capilotractés, là je pense que je tiens une palme et peu de gens pourront à mon avis comprendre le jeu de mot exceptionnel qui se cache derrière ce titre, à défaut de trouver mon article terrible peut-être cela vous fera-t-il cogiter.

Bon, c’est bien joli tout ça mais de quoi il parle ton article ? Il va parler en fait de ce charmant pays qu’est la Suède et de son cinéma qui, si il n’est pas d’anthologie a au moins le mérite d’être particulier. En ce moment j’ai Canal+ de façon gratuite et lors du visionnage des programmes, un titre de film me laisse la vague impression de connu, de film reconnu dans les milieux autorisés.

Je m’empresse donc avant de me jeter tel un Phil sur mon « souvenir d’un truc qu’on m’a dit que c’est génial,…. » sur Allociné (ouais, je n’aime pas IMDB et alors ?) et je regarde les notes : sans appel, 4/5 par la presse et 4,1/5 par les spectateurs sur 1591 notes. Un thème plutôt accrocheur une durée raisonnable, un univers glauque, un genre horreur, ce film à tout pour lui. (Ok mais putain c’est quoi ton film ?)

Morse :

J’arrête tout de suite les néophytes, ce film ne parle pas de pinguinots tueurs ni de baleines épaulards transgéniques, mais de Vampire.

Le film se situe dans les années 80 en Suède (on a dû mal à imaginer que les suédois sont à l’origine de Nokia quand on voit qu’en 80 ils donnent l’impression d’être en 60) et parle de la rencontre d’un jeune garçon martyrisé par ses camarades de classes et d’une jeune fille trainant à la tombée de la nuit en vêtement léger dans le froid (en même temps tous les films suédois que j’ai vu ont une grosse partie de nuit et de neige, à croire qu’il n’y a pas de jour ni de soleil là-bas…)

Au bout d’une demi-heure de film (qui en paraissent déjà 4) on commence à se demander ce qui a pu entrainer un tel engouement. Mais curieux et désireux de voir la finalité du film, je m’accroche pour regarder les 28 heures restantes. C’est au bout de presque 1 heure de film qu’on perçoit la nature du titre (rassurez moi en me disant que c’est une très mauvaise traduction française et qu’on n’avait pas de traducteur Suédois capable d’expliquer le titre original) : Les deux enfants communiquent pendant 15 secondes en morse parce qu’ils sont voisins et peuvent donc se parler à travers le mur de l’immeuble. J’en suis resté bouche bée.

Je cherche toujours ce qu’il y a d’horreur dans ce film car au final les quelques scènes de succions ou de découpages passent très vite et sont rapidement rattrapée par l’aspect chiant du film. On se rappellera tout de même la scène des chats qui est plutôt pas mal faite et le jeu d’acteur des 2 enfants qui heureusement est plutôt bon.

Je pense qu’ils auraient classé ce film en drame sentimental que peut-être je l’aurais perçu différemment (et surtout que je l’aurais pas tenté) et que…rien du tout en fait j’ai du mal à comprendre le pourquoi de ces notes. Je vous laisse seuls juges si vous êtes désireux de vous le tenter, mais ne garder pas de cordes à portée ou de feuille A4 (dur de se couper les veines avec).

Extraordinaire Machine

On en est ou pas. Personnellement je n’en suis pas, c’est comme ça, au final on fait avec.

Je pourrais ici parler de mes déboires (hololol c’est le nom du blog, tu déconnes Marcel) mais c’est souvent tellement risible et digne d’un Pierre Richard que finalement on en parlera plus tard. Là je suis d’humeur moyenne donc on va se la jouer terre à terre (et non je n’ai pas prévu de combat de catch dans la boue) et parler de cette machine extraordinaire qu’est le corps humain.

Tout le monde sait, les plus jeunes comme les plus vieux, que le nuage de Tchernobyl a évité la France pour faire un grand contour et aller chez nos amis anglais (ou pas, en fait on a le droit de pas les aimer, à part la bière….). C’était sans compter par son petit détour par Nanterre en 86 et donc son idée saugrenue de venir pourrir la vie d’un gamin déjà bien aidé dans la vie.

En fait je me demande si ce ne serait pas ce gamin qui aurait déclenché la catastrophe vu que les emmerdements étaient là déjà bien avant. Une naissance difficile, avec complications et des hanches à une hauteur différente (mais non t’es pas moche, 17 cm c’est rien, tu fais une poche là, une poche là…), on pourrait penser que ça s’arrêterait à ça, mais une tête en forme de poire était bien plus sympa à rajouter sur ce corps déjà bien amoché.

Les 5 premières années furent assez tranquilles, pas une maladie infantile ne lui échappa, même certaines 2 fois, histoire d’être sûr, jusqu’à la tumeur de la parotide sur sa cinquième année. Mais le « Grand Tout » dans son infinie gentillesse cru bon de faire trainer les choses sur 3 années. Au final 32 points de sutures plus tard et 3 opération ne purent que lui arranger le portrait et faire de son visage un truc…à part.

Il faudra attendre 15 ans avant de voir arriver les nouveautés et juste se contenter de quelques bronchites, grippes, gastro, angines pour égayer cette vie de gros (bah oui, si en plus il était maigre, y’aurait plus de charme). Les premières douleurs dorsales firent leurs apparitions, ainsi que des douleurs stomacales. Pour l’estomac, juste une hernie, au final on s’y fait. Pour le dos…a bah juste une hernie aussi, inopérable car très mal située et ayant déjà causée des dommages irréparable sur la moelle épinière, coupant certains sensation au niveau des jambes et promettant plus si affinité. Je passe bien évidemment l’arthrose cervicale, un canal lombaire trop étroit, une maladie de truc (ouais, y’a des gens qui ont des noms tellement tordus que même avec un modèle j’arrive pas à l’écrire).

Il a bien cru s’ennuyer ces quelques derniers jours, heureusement que de nouvelles douleurs sont apparues, laissant supposer des problèmes intestinaux/rénaux ayant une influence sur tout le reste de ses problèmes déjà existants.

On pourrait croire au final que cette personne n’a pas de chance, que le destin s’acharne sur lui, mais quand on y réfléchi, ceux qui n’ont pas de chance meurent ou sont seuls/oubliés. Moi j’ai une famille, des amis, une maison, un travail, cela finalement vaut bien quelques souffrances physiques.

J’ai un plan

En bon fans de cinéma en tout genre que nous sommes, nous avons pris notre courage à 2 mains et sommes allées voir le film événement : The Expendables.

Parti pour voir un film dont le scénario ne tiendrait pas sur le quart de la moitié d’une feuille A4, nous n’avons déjà pas été déçus, ce dernier finalement tenant sur un timbre poste était carrément à la hauteur de nos espérances, et c’était sans compter sur les dialogues de folie qui font de ce film le pure chef d’œuvre que nous attendions.

Tout était réunis pour faire de ce film une tuerie (et le mot n’est pas choisi au hasard), nous étions 6 dont 1 fille (désolé Robert tu ne compteras pas pour une fille sur l’action) et la salle était archi bondée de mâle plein de testostérone et les effluves de pieds, de cul, de sueurs, de pets, nous annonçaient déjà la couleur.

J’avoue être gêné de parler du scénario parce que celui-ci étant tellement nul, que même un synopsie risquerait de trop en dévoiler. Je me contenterais donc des phrases cultes de ce film :

« J’ai un plan… »
« Ce qui fait du bruit, fait peur »
« Je suis petit, quand je prends une balle, le trou es plus gros, parce que je suis petit, quand je me déplace, je fais plus de chemin parce que je suis petit… »

Au final seule la fille a détesté le film prenant même une pause pour aller faire pipi en plein milieu du film, passant devant l’écran et nous privant de quelques gouttes de sang bien présentes. Les autres ont juste trouvé ça nul, mais…

Mais voilà, et là je parlerais personnellement, j’ai pas vu les 1h40 passer, j’ai ri à gorge déployée tout le long de cette boucherie sans queue ni tête et franchement, malgré le fait que je me dise que ce film est à chier j’ai aimé, il me tarde même de le revoir les jours de pluie.

Welcome

Oui, j’aurais pu m’en tenir à ce simple mot pour souhaiter la bienvenue à tous les visiteurs de mon blog, mais en fait il n’en est rien (non pas que je n’apprécie pas les nouveaux visiteurs), cet article sera un reflux de bile.

Ceux qui viennent ici me lire sont normalement des adeptes de cinéma et même s’ils ont je suppose la plupart du temps des cartes d’abonnement ou des réductions via leur CE, les tarifs pratiqués en salle ne leur sont sûrement pas inconnus.

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